Les rejets dans l'atmosphère
L'usine d'incinération de Bourogne : les risques liés aux fumées
L'incinérateur de Bourogne, situé au sud du Territoire de Belfort, a été construit en 2002 et permet de traiter plus de 80 000 tonnes de déchets par an grâce à ses deux fours à grille capables d'incinérer chacun 6,2 tonnes de déchets par heure.
L’incinération est aujourd’hui, l’une des meilleures solutions pour le traitement des déchets. Cependant, les fumées rejetées par les incinérateurs ne sont pas sans risque pour la population et l’environnement. C’est pourquoi, avant d’être rejetées dans l’atmosphère, les fumées sont traitées.
D’après les documents publiés par la SERTRID*, le traitement des fumées de l’usine De Bourogne utilise un système de type semi humide, c'est-à-dire composé principalement d’une tour de neutralisation des gaz acides et d’un filtre à manches. Il permet de réduire les émissions de gaz acides, de poussières, de métaux lourds, de dioxines/ furanes et d’ammoniac. Chaque étape de ce système traite un polluant spécifique.
Procédé de traitement des fumées :
L’incinération est aujourd’hui, l’une des meilleures solutions pour le traitement des déchets. Cependant, les fumées rejetées par les incinérateurs ne sont pas sans risque pour la population et l’environnement. C’est pourquoi, avant d’être rejetées dans l’atmosphère, les fumées sont traitées. Cependant, les fumées rejetées par les incinérateurs ne sont pas sans risque pour la population et l’environnement. C’est pourquoi, avant d’être rejetées dans l’atmosphère, les fumées sont traitées.
D’après les documents publiés par la SERTRID*, le traitement des fumées de l’usine de Bourogne utilise un système de type semi humide, c'est-à-dire composé principalement d’une tour de neutralisation des gaz acides et d’un filtre à manches. Il permet de réduire les émissions de gaz acides, de poussières, de métaux lourds, de dioxines/ furanes et d’ammoniac. Chaque étape de ce système traite un polluant spécifique.
Traitement des fumées
Les oxydes d’azote (NOX), responsables essentiellement de problèmes respiratoires, sont traités par injection d’urée dans la chambre de combustion.
On traite les dioxines et furanes, causant de nombreux cancers, par élévation de la température à 850°C.
Dans la tour de neutralisation, les fumées sont refroidies jusqu’à 140°C grâce à l’évaporation de l’eau injectée et permet de condenser des composés gazeux.
L’abaissement de la température à la sortie du four peut reproduire des dioxines qui sont captées par le charbon actif.
Le filtre à manche permet de capter les poussières, cendres volantes et résidus de neutralisation présents dans les fumées. Du coke de lignite est ensuite injecté afin de capter les métaux lourds et les dioxines restants. Rejet des fumées
Les fumées sont rejetées dans l’atmosphère grâce à deux cheminées et sont contrôlées par des analyseurs qui déterminent la concentration des différents polluants.
De ce traitement des fumées résultent différentes particules appelées REFIOM, ou Résidus d’Épuration des Fumées d’Incinération d’Ordures Ménagères. Ces particules toxiques sont récupérées, traitées et dirigées vers un Centre d’Enfouissement Technique situé en Haute Saône, où elles sont enfouies.
Cependant, les fumées rejetées par les incinérateurs ne sont pas sans risque pour la population et l’environnement. C’est pourquoi, avant d’être rejetées dans l’atmosphère, les fumées sont traitées.Cependant, les fumées rejetées par les incinérateurs ne sont pas sans risque pour la population et l’environnement. C’est pourquoi, avant d’être rejetées dans l’atmosphère, les fumées sont traitées.
Des analyses sont faites régulièrement afin de vérifier si les fumées rejetées respectent les normes et si elles ne nuisent pas à l’environnement et à la santé. L’eau, l’air, le lait et les rejets gazeux sont soumis à différentes mesures. Ainsi, on vérifie le pH de l’eau et sa teneur en mercure par exemple. Le lait est surtout analysé pour contrôler la présence de dioxines. L’association ARPAM**, faisant partie du Comité Scientifique du SERTRID, réalise des mesures de la qualité de l’air dans la commune de Bourogne, afin de vérifier les gaz susceptibles de nuire à la santé de la population.
afin de vérifier si les fumées rejetées respectent les normes et si elles ne nuisent pas à l’environnement et à la santé. L’eau, l’air, le lait et les rejets gazeux sont soumis à différentes mesures. Ainsi, on vérifie le pH de l’eau et sa teneur en mercure par exemple. Le lait est surtout analysé pour contrôler la présence de dioxines. L’association ARPAM**, faisant partie du Comité Scientifique du SERTRID, réalise des mesures de la qualité de l’air dans la commune de Bourogne, afin de vérifier les gaz susceptibles de nuire à la santé de la population.
* Syndicat d’Études et de Réalisations pour le Traitement Intercommunal des Déchets
** Association de surveillance de la qualité de l’air dans le Nord Franche-Comté.
Selon les informations qu’elle nous a transmises, l'usine d'incinération respecte largement les normes nationales en ce qui concerne la pollution de l'air, des sols et de l'eau. Elle se situe même très en dessous des normes autorisées. Toutefois les gaz produits par l'incinération des déchets sont dangereux même en petite quantité. En effet, l'arsenic n'est pas sans danger pour la santé et la végétation, ainsi que le dioxyde de soufre qui peut se transformer en acide sulfurique au contact de l'eau. De même, les dioxines émises (ensemble de produits chimiques composés de carbone, d'hydrogène et de chlore) sont un risque pour notre santé : elles peuvent provoquer des affections graves de la peau, des cancers et des anomalies génétiques et ont des effets sur le système immunitaire. La contamination se fait par la chaîne alimentaire, inhalation ou voie cutanée. Lorsqu'ils sont en contact avec de l'eau, les oxydes d'azote se transforment en acides nitriques et contribuent aux pluies acides. Les métaux lourds, tels le mercure ou le cadmium, sont eux très toxiques.
Il existe des solutions pour réduire ces risques. A l'échelle des particuliers, il faut veiller à la valorisation des déchets, tels le recyclage et le compostage. Il est possible également de réduire les déchets ménagers en refusant la publicité papier ou en achetant des produits les moins emballés possibles. Ces méthodes pour être efficaces doivent être appliquées par l'ensemble de la population. A l'échelle industrielle, il faudrait agir sur la qualité écologique des emballages. La construction d'usines capables de brûler les déchets ente 1100°C et 1300°C, à l'instar de l'Allemagne, permettrait la réduction de la quantité de dioxines produites (elles ne supportent pas une telle température).A l'échelle des particuliers, il faut veiller à la valorisation des déchets, tels le recyclage et le compostage. Il est possible également de réduire les déchets ménagers en refusant la publicité papier ou en achetant des produits les moins emballés possibles. Ces méthodes pour être efficaces doivent être appliquées par l'ensemble de la population. A l'échelle industrielle, il faudrait agir sur la qualité écologique des emballages. La construction d'usines capables de brûler les déchets ente 1100°C et 1300°C, à l'instar de l'Allemagne, permettrait la réduction de la quantité de dioxines produites (elles ne supportent pas une telle température).
A l'échelle des particuliers, il faut veiller à la valorisation des déchets, tels le recyclage et le compostage. Il est possible également de réduire les déchets ménagers en refusant la publicité papier ou en achetant des produits les moins emballés possibles. Ces méthodes pour être efficaces doivent être appliquées par l'ensemble de la population. A l'échelle industrielle, il faudrait agir sur la qualité écologique des emballages. La construction d'usines capables de brûler les déchets ente 1100°C et 1300°C, à l'instar de l'Allemagne, permettrait la réduction de la quantité de dioxines produites (elles ne supportent pas une telle température).En résumé et après sondage auprès de personne habitant ou travaillant à proximité de l’usine :
L’implantation de l’usine de Bourogne a suscité de nombreuses interrogations chez beaucoup de personnes.
Les rejets dans l’atmosphère les ont inquiétées surtout pour des raisons de santé, et d’environnement (pollution).
On constate que l’usine a créé un certain nombre d’emplois et est une réelle solution dans le traitement des déchets, ce qui est à son avantage. En revanche, elle entraîne des risques de pollution, et différents désagréments: odeurs, bruit, retombées de fumées, influences sur les jardins, entre autres.
Les personnes interrogées ont fait remarquer qu’elles manquaient d’informations à propos des analyses faites, du traitement des fumées, des méthodes d’incinération et des risques encourus.
Elles craignent une non-conformité de l’usine, ce qui rendrait les fumées nocives.
De nombreuses associations luttant contre les incinérateurs existent, dont l’une, la plus connue est GREENPEACE. Leur but est de mobiliser la population et de montrer qu’il existe d’autres moyens que l’incinération pour traiter les déchets.
Le volume des déchets ménagers ne cesse d’augmenter. Les incinérateurs ont donc de plus en plus de matières à traiter. Or, tout système de traitement produit des polluants.
Il est donc nécessaire de réduire à l’avenir les déchets.

Caroline et Charlotte
